Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sud Éducation Franche-Comté

Sud Éducation Franche-Comté

Maison des syndicats - 4 B rue Léonard de Vinci - 25000 Besançon . Tél 03 81 83 07 13 -- franchecomte@sudeducation.org


URGENT - Rapatriement

Publié par sudeduc sur 18 Décembre 2013, 20:17pm

Edona, jeune femme kosovare, expulsée à tort en Hongrie (procédure Dublin II), doit être rapatriée de toute urgence en France

Venant du Kosovo, Qendrim BUNJAKU et sa compagne Edona KKLOKOQI (jeune couple de 22 ans non-marié) sont arrivés en France fin juin 2013, pour y demander l’asile.

La préfecture du Doubs a retrouvé les empreintes digitales de Qendrim en Hongrie. Ces empreintes avaient été déposées dans ce pays lors d’un précédent passage de Qendrim, après quoi il était retourné au Kosovo.

Edona, elle, n’est jamais passée par la Hongrie, qui ne possède donc aucune empreinte à son nom dans ses fichiers.

Cela n'a pas empêché la Préfecture du Doubs, sur la base des empreintes de Qendrim trouvées en Hongrie, de mettre en route pour le couple une procédure d’expulsion vers ce pays, sensé être responsable de leur demande d’asile (règlement européen Dublin II)

L’exécution de cette expulsion vers la Hongrie a eu lieu mercredi 11 décembre 2013, malgré les interventions d'un Collectif de défense à la Préfecture pour l’empêcher . Seul argument avancé par le préfet : « On ne sépare pas un couple ».

A son arrivée à Budapest, le couple a pourtant été séparé par les autorités hongroises, et chacun de ses membres a été envoyé dans un enfer différent :

  • Qendrim a été placé dans une prison à NYIRBATOR, en attendant son expulsion vers le Kosovo dans un laps de temps indéterminé (plusieurs semaines ou plusieurs mois). Il n'a pas le droit de recevoir de visites.

  • Edona a été placée au Centre de DEBRECEN, dans l’attente d’une expulsion vers… la France, pays responsable de sa demande d'asile (toujours selon DUBLIN II), puisqu’elle a déposé ses empreintes digitales à la Préfecture du Doubs. Cette procédure prend également des mois pour être exécutée, sans garantie qu'elle le soit un jour d'ailleurs...

Jeune femme complètement isolée de 22 ans, Edona se trouve ainsi, depuis le jeudi 12 décembre, abandonnée dans ce sinistre camp de DEBRECEN, à la réputation calamiteuse, insalubre, surpeuplé et où règne une promiscuité hommes-femmes source des pires dangers. Edona y a déjà été agressée et a failli être violée. Elle est désespérée et capable de commettre le pire.

Ecrivez au Ministre de l’Intérieur, au Préfet du Doubs et à ses zélés collaboratrices et collaborateurs pour :

  • protester contre cette expulsion inique et, de plus, illégale

  • réclamer de toute urgence le rapatriement d’Edona KKLOKOQI en France, pays qui n’avait pas le droit de l’expulser. Elle est en grand danger en Hongrie.

  • rapatrier en France son compagnon Qendrim, pour qu’il rejoigne Edona, afin qu’ils demandent ensemble l’asile politique. « On ne sépare pas un couple », a dit la préfecture. Qu’elle mette en pratique ses principes !


Voici une lettre-type. Vous pouvez la copier et la modifier. Restez correct-e pour éviter les poursuites. L'objet de l'envoi mail doit être suffisamment neutre pour passer au travers des filtres...

Adresses mails et fax
:

Ministre de l’Intérieur : <manuel.valls@interieur.gouv.fr>

Préfet du Doubs : <stephane.fratacci@doubs.gouv.fr>

Secrétaire général Préfecture du Doubs : <joel.mathurin@doubs.gouv.fr>

Responsable Pôle Immigration et Intégration : <marie-france.barraux@doubs.gouv.fr>

Responsable Bureau des Etrangers : <dominique.jon@doubs.gouv.fr>

Fax  Préfet du Doubs : 03 81 82 21 82

Fax  Service des étrangers préfecture : 03 81 25 11 42

 

--------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Monsieur Le Ministre de l’Intérieur,

Monsieur le Préfet de Région, Préfet du Doubs,

Monsieur le Secrétaire Général de la Préfecture du Doubs,

Madame la Responsable du pôle Immigration et Intégration,

Madame la Responsable du Bureau des Etrangers,

 

Nous avons appris avec stupéfaction l’expulsion en Hongrie de Monsieur BUNJAKU Qendrim et de Madame KKLOKOQI Edona, ce mercredi 11 décembre 2013.

Ce couple était venu en France en juin 2013 pour y demander l’asile, demande qu’il n’a jamais pu faire enregistrer.

L’expulsion de ce jeune couple non-marié a été faite dans le cadre de la procédure Dublin II. Les empreintes digitales de M. BUNJAKU existaient dans le fichier hongrois. Par contre, aucune trace dans ce même fichier de celles de Mme KKLOKOQI Edona, et pour cause : elle n’est jamais passée par la Hongrie !

A leur arrivée à Budapest, Edona et Qendrim ont été séparés.

Qendrim a été placé dans la prison de NYIRBATOR, en attendant d’être expulsé vers le Kosovo. La procédure peut prendre des semaines, voire des mois.

Edona a été placée dans le camp de DEBRECEN, en attendant une procédure d’expulsion vers … la France, toujours dans le cadre de la Procédure DUBLIN II qui veut que l'asile soit demandé dans le pays qui a enregistré les empreintes ! Celles d’Edona, vous le savez, Monsieur le Préfet du Doubs, ont été prises à Besançon et retrouvées par les autorités hongroises dans le fichier Eurodac. Etant donné la lenteur des procédures, Edona pourrait bien devoir attendre des mois son réacheminement vers la France, dans les conditions que l'on sait...

DEBRECEN est en effet un camp sinistrement connu pour sa surpopulation, ses conditions d’hygiène déplorables, et la promiscuité hommes – femmes qui y règne, source de tous les dangers pour une jeune femme de 22 ans.

Edona y est seule, perdue dans un pays qu’elle ne connaît pas, sans même la possibilité de rendre visite à son compagnon emprisonné ; elle y est aussi menacée de graves violences : dans la nuit du 16 décembre, elle a été agressée et a échappé de justesse à un viol.

Désespérée, elle ne peut tenir longtemps dans cette situation où le pire peut arriver...

 

Monsieur le Préfet du Doubs,

Nous protestons avec force contre cette expulsion qui, une nouvelle fois, produit des effets catastrophiques et constitue un déni du droit d'asile. Il eût été plus judicieux d’appliquer ici la clause de souveraineté pour que ce couple puisse ensemble demander l’asile en France.

Aussi, nous vous demandons instamment de procéder :

  • dans l’immédiat, au rapatriement d’urgence d’Edona en France, pays dont on n’aurait jamais dû la chasser puisqu’elle avait le droit d’y demander l’asile. En ce moment en Hongrie, à DEBRECEN, elle est en grand danger.

  • au rapatriement en France de son compagnon Qendrim, pour qu’il y rejoigne Edona afin qu’ils demandent ensemble l’asile politique. « On ne sépare pas un couple », ont dit vos services au moment de l’expulsion. La Préfecture du Doubs doit maintenant mettre en application ses principes et faire bénéficier son concubin du droit d'Edona à demander l'asile sur le sol français.

 

Par ces mesures, vous rétablirez Edona dans son droit et mettrez un terme à tant d'inutiles souffrances.

 

Recevez, Monsieur le Préfet, Mesdames et Messieurs, l'expression de notre attachement à l'imprescriptibilité du droit d'asile et de la légalité républicaine.

 

lieu, date et signature

 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents